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Ils croient que toutes les doctrines qui les critiquent copient la leur en se bornant \u00e0 l\u2019inverser et qu\u2019elles promettent, comme la leur, la perfection absolue, mais simplement par des voies diff\u00e9rentes.\n\nSi, par exemple, un lib\u00e9ral dit \u00e0 un socialiste : \u00ab A l\u2019usage, le march\u00e9 semble \u00eatre un moins mauvais moyen d\u2019allocation des ressources que la r\u00e9partition autoritaire et planifi\u00e9e \u00bb, le socialiste r\u00e9pond aussit\u00f4t : \u00ab Le march\u00e9 ne r\u00e9sout pas tous les probl\u00e8mes. \u00bb Certes ! Qui a jamais soutenu pareille \u00e2nerie ? Mais, comme le socialisme, lui, a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u dans l\u2019illusion de r\u00e9soudre tous les probl\u00e8mes, ses partisans pr\u00eatent \u00e0 leurs contradicteurs la m\u00eame pr\u00e9tention. Or tout le monde n\u2019est pas m\u00e9galomane, heureusement. Le lib\u00e9ralisme n\u2019a jamais eu l\u2019ambition de b\u00e2tir une soci\u00e9t\u00e9 parfaite. Il se contente de comparer les diverses soci\u00e9t\u00e9s qui existent ou ont exist\u00e9 et de retenir les le\u00e7ons \u00e0 tirer de l\u2019\u00e9tude de celles qui fonctionnent ou ont fonctionn\u00e9 le moins mal. Pourtant, de nombreux lib\u00e9raux, hypnotis\u00e9s par l\u2019imp\u00e9rialisme moral des socialistes, acceptent la discussion sur le m\u00eame terrain qu\u2019eux. \u00ab Je crois \u00e0 la loi du march\u00e9, mais elle ne suffit pas \u00bb, d\u00e9clare l\u2019\u00e9conomiste am\u00e9ricain Jeremy Rifkin <ref>''Le Monde'', 20 avril 1999.</ref>. \u00ab Le march\u00e9 libre ne peut tout r\u00e9soudre \u00bb, rench\u00e9rit le sp\u00e9culateur George Soros <ref>''Jeune Afrique'', 1er juin 1999. Repris de la ''New York Review of Books''</ref>. Ces pi\u00e8tres truismes \u00e9manent d\u2019un syst\u00e8me de pens\u00e9e fig\u00e9, selon lequel le lib\u00e9ralisme serait une th\u00e9orie oppos\u00e9e au socialisme par ses th\u00e8ses mais identique \u00e0 lui par ses m\u00e9canismes.\n\nOr il n\u2019est ni l\u2019un ni l\u2019autre. Le lib\u00e9ralisme n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 une id\u00e9ologie, j\u2019entends n\u2019est pas une th\u00e9orie se fondant sur des concepts ant\u00e9rieurs \u00e0 toute exp\u00e9rience, ni un dogme invariable et ind\u00e9pendant du cours des choses ou des r\u00e9sultats de l\u2019action. Ce n\u2019est qu\u2019un ensemble d\u2019observations, portant sur des faits qui se sont d\u00e9j\u00e0 produits. Les id\u00e9es g\u00e9n\u00e9rales qui en d\u00e9coulent constituent non pas une doctrine globale et d\u00e9finitive, aspirant \u00e0 devenir le moule de la totalit\u00e9 du r\u00e9el, mais une s\u00e9rie d\u2019hypoth\u00e8ses interpr\u00e9tatives concernant des \u00e9v\u00e9nements qui se sont effectivement d\u00e9roul\u00e9s. Adam Smith, en entreprenant d\u2019\u00e9crire ''La Richesse des nations'' constate que certains pays sont plus riches que d\u2019autres. Il s\u2019efforce de rep\u00e9rer, dans leur \u00e9conomie, les traits et les m\u00e9thodes qui peuvent expliquer cet enrichissement sup\u00e9rieur, pour tenter d\u2019en extraire des indications recommandables. Il proc\u00e8de ainsi comme Kant qui, dans la ''Critique de la raison pure'', dit \u00e0 ses confr\u00e8res philosophes : depuis plus de deux mille ans, nous tentons d\u2019\u00e9laborer des th\u00e9ories du r\u00e9el valables pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9. Elles sont r\u00e9guli\u00e8rement rejet\u00e9es d\u00e8s la g\u00e9n\u00e9ration suivante faute de d\u00e9monstration irr\u00e9futable. Or, depuis un si\u00e8cle et demi, nous avons sous les yeux une discipline r\u00e9cente, qui est enfin parvenue avec certitude \u00e0 \u00e9tablir quelques lois de la nature : c\u2019est la physique. Au lieu de nous obstiner dans notre st\u00e9rile dogmatisme m\u00e9taphysique, observons donc plut\u00f4t comment s\u2019y sont pris les physiciens pour r\u00e9ussir et inspirons-nous de leurs m\u00e9thodes pour t\u00e2cher d\u2019\u00e9galer leurs succ\u00e8s.\n\nIl faut donc refuser l\u2019affrontement entre socialisme et lib\u00e9ralisme comme \u00e9tant l\u2019affrontement de deux id\u00e9ologies. Qu\u2019est-ce qu\u2019une id\u00e9ologie ? C\u2019est une construction a priori, \u00e9labor\u00e9e en amont et au m\u00e9pris des faits et des droits, c\u2019est le contraire \u00e0 la fois de la science et de la philosophie, de la religion et de la morale. L\u2019id\u00e9ologie n\u2019est ni la science, pour laquelle elle a voulu se faire passer ; ni la morale, dont elle a cru d\u00e9tenir les clefs et pouvoir s\u2019arroger le monopole, tout en s\u2019acharnant \u00e0 en d\u00e9truire la source et la condition : le libre arbitre individuel ; ni la religion, \u00e0 laquelle on l\u2019a souvent et \u00e0 tort compar\u00e9e. La religion tire sa signification de la foi en une transcendance, et l\u2019id\u00e9ologie pr\u00e9tend rendre parfait ce monde-ci. La science accepte, je dirai m\u00eame provoque, les d\u00e9cisions de l\u2019exp\u00e9rience, et l\u2019id\u00e9ologie les a toujours refus\u00e9es. La morale repose sur le respect de la personne humaine, et l\u2019id\u00e9ologie n\u2019a jamais r\u00e9gn\u00e9 que pour la briser. Cette funeste invention de la face noire de notre esprit, qui a tant co\u00fbt\u00e9 \u00e0 l\u2019humanit\u00e9, engendre en outre, chez ses adeptes, ce curieux travers qui consiste \u00e0 pr\u00eater \u00e0 autrui leur propre forme d\u2019organisation mentale. L\u2019id\u00e9ologie ne peut pas concevoir qu\u2019on lui oppose une objection si ce n\u2019est au nom d\u2019une autre id\u00e9ologie.\n\nOr toute id\u00e9ologie est un \u00e9garement. Il ne peut pas y avoir d\u2019id\u00e9ologie juste. Toute id\u00e9ologie est intrins\u00e8quement fausse, de par ses causes, ses motivations et ses fins, qui sont de r\u00e9aliser une adaptation fictive du sujet humain \u00e0 lui-m\u00eame \u2014 \u00e0 ce \u00ab lui-m\u00eame \u00bb, du moins, qui a d\u00e9cid\u00e9 de ne plus accepter la r\u00e9alit\u00e9, ni comme source d\u2019information ni comme juge du bien-fond\u00e9 de l\u2019action.\n\nC\u2019est donc un non-sens, quand une id\u00e9ologie est morte, de se dire qu\u2019il faut de toute urgence la remplacer par une autre. Remplacer une aberration par une aberration, c\u2019est de nouveau c\u00e9der au mirage. Peu importe alors quel mirage se substitue au pr\u00e9c\u00e9dent, car ce n\u2019est pas le contenu d\u2019une illusion qui compte, c\u2019est l\u2019illusion m\u00eame.\n\nLe lib\u00e9ralisme n\u2019est pas le socialisme \u00e0 l\u2019envers, n\u2019est pas un totalitarisme id\u00e9ologique r\u00e9gi par des lois intellectuelles identiques \u00e0 celles qu\u2019il critique. Cette m\u00e9prise rend absurde le dialogue entre socialistes et lib\u00e9raux. Ainsi, dans l\u2019entretien (relat\u00e9 au chapitre pr\u00e9c\u00e9dent) avec Fr\u00e9d\u00e9ric Martel, mon sympathique interlocuteur est, tout du long, hant\u00e9 par l\u2019id\u00e9e que, vieux \u00ab visc\u00e9ral \u00bb, je n\u2019ai combattu le communisme que pour promouvoir le lib\u00e9ralisme. La chute du communisme ayant rendu caduque ma panoplie guerri\u00e8re, je dois donc maintenant, comme il le dit d\u2019ailleurs plus tard dans son compte rendu de mes m\u00e9moires, faire mon autocritique en tant que sectateur du fanatisme lib\u00e9ral, devenu inutile. Mais, outre que le lib\u00e9ralisme n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 un fanatisme lanc\u00e9 contre un autre, je n\u2019ai jamais lutt\u00e9 contre le communisme au nom du lib\u00e9ralisme, ou seulement au nom du lib\u00e9ralisme. J\u2019ai lutt\u00e9 contre le communisme avant tout au nom de la dignit\u00e9 humaine et du droit \u00e0 la vie. Que la faillite permanente et ridicule des \u00e9conomies administr\u00e9es ne f\u00fbt pas sans apporter quelques arguments aux \u00e9conomistes lib\u00e9raux \u2014 encore que bien des socialistes le nient encore aujourd\u2019hui farouchement \u2014 c\u2019\u00e9tait incontestable, mais ce n\u2019\u00e9tait pas l\u2019essentiel. Quand on se trouve devant une prison doubl\u00e9e d\u2019un asile de fous et d\u2019une association de meurtriers, on ne se demande pas s\u2019il faut les d\u00e9truire au nom du lib\u00e9ralisme, de la social-d\u00e9mocratie, de la \u00ab troisi\u00e8me voie \u00bb, du \u00ab socialisme de march\u00e9 \u00bb ou de l\u2019anarcho-capitalisme. De telles arguties sont m\u00eame ind\u00e9centes, et le d\u00e9bat sur lib\u00e9ralisme ou social-\u00e9tatisme ne peut rena\u00eetre l\u00e9gitimement que dans une soci\u00e9t\u00e9 rendue \u00e0 la libert\u00e9. J\u2019ai combattu le communisme m\u00fb par la m\u00eame \u00ab obsession \u00bb qui m\u2019avait jadis fait combattre le nazisme : l\u2019\u00ab id\u00e9e fixe \u00bb, \u00ab visc\u00e9rale \u00bb du respect de la personne humaine. Pas pour savoir qui a raison de Margaret Thatcher ou de Jacques Delors, d\u2019Alain Madelin ou de Lionel Jospin, de Reagan ou de Palme. Cette deuxi\u00e8me question suppose le r\u00e9tablissement pr\u00e9alable d\u2019une civilisation de la libert\u00e9.\n\nLes socialistes contemporains, totalitaires \u00ab light \u00bb, au moins dans leurs structures mentales et verbales, s\u2019\u00e9garent donc lorsqu\u2019ils imaginent que les lib\u00e9raux projettent, comme eux-m\u00eames, d\u2019\u00e9laborer une soci\u00e9t\u00e9 parfaite et d\u00e9finitive, la meilleure possible, mais de signe oppos\u00e9 \u00e0 la leur. L\u00e0 g\u00eet le contresens du d\u00e9bat postcommuniste. Ce n\u2019est pas la peine d\u2019applaudir Edgar Morin lorsqu\u2019il recommande la \u00ab pens\u00e9e complexe \u00bb contre la \u00ab pens\u00e9e simpliste \u00bb si c\u2019est pour ensuite renforcer le simplisme hors de toute mesure.\n\nArticulons, dans un parall\u00e8le p\u00e9dagogique, le constat suivant : \u00ab La libert\u00e9 culturelle est plus propice \u00e0 la cr\u00e9ation litt\u00e9raire, plastique et musicale que le dirigisme \u00e9tatique. \u00bb Cet \u00e9nonc\u00e9 empirique, \u00e9tay\u00e9 par une vaste exp\u00e9rience pass\u00e9e et pr\u00e9sente, ne signifie pas et ne comporte pas l\u2019engagement que toutes les productions n\u00e9es dans les conditions de la libert\u00e9 (ou, au sein des r\u00e9gimes totalitaires, dans les conditions de la dissidence) ont \u00e9t\u00e9, sont ou seront toujours des chefs-d\u2019\u0153uvre. Or, c\u2019est ce que comprend le socialiste ! Il citera aussit\u00f4t des milliers de livres, de tableaux, de pi\u00e8ces et de films m\u00e9diocres ou nuls, \u00e9clos dans ce contexte de libert\u00e9. Il s\u2019\u00e9criera : \u00ab Vous voyez bien que le lib\u00e9ralisme ne marche pas ! \u00bb En d\u2019autres termes, il pr\u00eate au lib\u00e9ralisme son propre totalitarisme. Se croyant, lui, propri\u00e9taire d\u2019un syst\u00e8me qui r\u00e9sout tous les probl\u00e8mes, y compris celui de la beaut\u00e9, il croit suffisant de supprimer le march\u00e9 pour supprimer la laideur. Le totalitarisme culturel n\u2019a, pour sa part, jamais produit autre chose que de la laideur. Ce fait ne le g\u00eane aucunement. L\u2019\u00e9tatisme n\u2019a-t-il pas, du m\u00eame coup, tu\u00e9 dans l\u2019\u0153uf les d\u00e9chets de l\u2019art capitaliste ? Qu\u2019il ait, en se m\u00ealant de le diriger, an\u00e9anti l\u2019art m\u00eame n\u2019\u00e9tait-il pas le prix \u00e0 payer pour cet assainissement ?\n\nBien entendu, et qu\u2019on veuille bien me faire la gr\u00e2ce de penser que je ne l\u2019ignore pas, il y a eu de tout temps des artistes que le march\u00e9 \u00e0 lui seul ne pouvait faire vivre et qui ont \u00e9t\u00e9 pensionn\u00e9s par des princes, subventionn\u00e9s par des r\u00e9publiques ou aid\u00e9s par des m\u00e9c\u00e8nes priv\u00e9s. Mais il y en a eu aussi d\u2019immenses que leur succ\u00e8s aupr\u00e8s du public suffisait \u00e0 nourrir, voire \u00e0 enrichir. Cependant ne perdons pas de vue non plus que ni le march\u00e9 ni la subvention ne garantissent le talent, ni, au demeurant, son absence. Le march\u00e9 peut faire pleuvoir la fortune sur Carolus Durand comme sur Picasso. La subvention \u00e9tatique peut aussi bien procurer la s\u00e9curit\u00e9 n\u00e9cessaire \u00e0 un vrai g\u00e9nie que l\u2019argent facile \u00e0 un faux cr\u00e9ateur, dont les principaux m\u00e9rites sont l\u2019amiti\u00e9 du ministre, le copinage politique et le culot dans les relations publiques. D\u00e9cr\u00e9ter que le march\u00e9 est en soi r\u00e9actionnaire et la subvention en soi progressiste rel\u00e8ve donc de la pens\u00e9e non seulement simpliste, mais int\u00e9ress\u00e9e, celle des virtuoses du parasitisme de l\u2019argent public.\n\nLors de la visite du pape Jean-Paul II en Pologne, au mois de juin 1999, j\u2019ai entendu un journaliste radiophonique de France Info \u00ab informer \u00bb ses auditeurs en disant, en substance : le pape sait que le retour des Polonais au capitalisme leur a apport\u00e9 une certaine prosp\u00e9rit\u00e9, mais au d\u00e9triment de la justice sociale. Ce qui sous-entend donc que le communisme leur avait apport\u00e9 la justice sociale. De nombreuses \u00e9tudes ont montr\u00e9 quelle hypocrisie se cachait derri\u00e8re ce mythe.\n\nLe capitalisme n\u2019apporte certes pas l\u2019\u00e9galit\u00e9, mais le communisme encore moins, et, lui, sur fond de pauvret\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale. Mais voil\u00e0, une fois de plus, on le juge sur ce qu\u2019il \u00e9tait cens\u00e9 apporter et le capitalisme sur ce qu\u2019il apporte effectivement. M\u00eame pas, \u00e0 vrai dire. Car, si on le faisait, on constaterait (l\u00e0 encore, l\u2019analyse a \u00e9t\u00e9 surabondamment faite) qu\u2019en 1989, derni\u00e8re ann\u00e9e du communisme, un ch\u00f4meur indemnis\u00e9 \u00e0 l\u2019Ouest touchait entre cinq et dix fois plus, en pouvoir d\u2019achat r\u00e9el, qu\u2019un ouvrier pourvu d\u2019un pr\u00e9tendu \u00ab emploi \u00bb \u00e0 l\u2019Est. Autrement dit, ce sont les soci\u00e9t\u00e9s du capitalisme d\u00e9mocratiques qui ont mis en place les syst\u00e8mes de protection sociale les plus correcteurs des in\u00e9galit\u00e9s et des accidents de la vie \u00e9conomique. Mais ce constat est rejet\u00e9 lorsque l\u2019on persiste \u00e0 comparer la perfection de ce qui n\u2019existe pas \u2014 l\u2019utopie communiste \u2014 avec les imperfections de ce qui existe \u2014 le capitalisme d\u00e9mocratique.\n\n\n\n== Notes ==\n\n<references /> \n\n\n\n</div>\n[[wl:Jean-Fran\u00e7ois Revel]]\n{{Jean-Fran\u00e7ois Revel}}"
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