Différences entre les versions de « Charles Dunoyer:Compte rendu de l'ouvrage d'Augustin Thierry :"Des Nations et de leurs rapports mutuels" »

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"C'était une nation, dit M. Thierry, que le peuple de guerriers, qui, par des efforts communs, défendit sa liberté contre les Perses ; et cette nation c'étaient tous les Grecs. C'était une nation que le peuple de marchands, qui, dans le treizième siècle, maintenait de concert son indépendance contre l'Empire germanique ; et c'était l'Italie presque entière. C'était aussi une nation que le peuple de dévots qui se jetait sur l'Afrique, pour rendre aux Sarrasins tout le mal qu'il en avait reçu ; et cette nation, c'était l'Europe."
"C'était une nation, dit M. Thierry, que le peuple de guerriers, qui, par des efforts communs, défendit sa liberté contre les Perses ; et cette nation c'étaient tous les Grecs. C'était une nation que le peuple de marchands, qui, dans le treizième siècle, maintenait de concert son indépendance contre l'Empire germanique ; et c'était l'Italie presque entière. C'était aussi une nation que le peuple de dévots qui se jetait sur l'Afrique, pour rendre aux Sarrasins tout le mal qu'il en avait reçu ; et cette nation, c'était l'Europe."
{{quote|'''On n'associe les hommes que lorsqu'ils consentent : il faudrait au préalable avoir vérifié le consentement.'''}}


"Voulons-nous donc savoir, ajoute M. Thierry, quelles sont en Europe les nations ? Jetons hardiment les yeux au loin, sans nous laisser arrêter ou distraire par les inégalités du sol, par les différences du langage, du gouvernement, de l'habit, des manières ; et partout où nous verrons des hommes pensant et voulant de même, à l'égard de ce qu'ils croient être leurs plus chers intérêts, disons, sans craindre de nous tromper : Ces hommes s'entendent, ils sont unis, ils sont actifs dans des vues communes ; ici il y a une nation.
"Voulons-nous donc savoir, ajoute M. Thierry, quelles sont en Europe les nations ? Jetons hardiment les yeux au loin, sans nous laisser arrêter ou distraire par les inégalités du sol, par les différences du langage, du gouvernement, de l'habit, des manières ; et partout où nous verrons des hommes pensant et voulant de même, à l'égard de ce qu'ils croient être leurs plus chers intérêts, disons, sans craindre de nous tromper : Ces hommes s'entendent, ils sont unis, ils sont actifs dans des vues communes ; ici il y a une nation.
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