catallaxia:Citations du jour/novembre

De Catallaxia

Citations du mois de novembre.


[modifier]1 novembre


« La désobéissance civile peut être définie comme un acte public, non violent, décidé en conscience, mais politique, contraire à la loi et accompli le plus souvent pour amener un changement dans la loi ou bien dans la politique du gouvernement. En agissant ainsi, on s'adresse au sens de la justice de la majorité de la communauté et on déclare que, selon une opinion mûrement réfléchie, les principes de coopération sociale entre des êtres légaux ne sont pas actuellement respectés. »

John Rawls
[modifier]2 novembre


« L'excédent de la balance des capitaux et le déficit de la balance courante sont les deux faces d'une même médaille. Et le remède qu'un gouvernement va choisir sera fonction de la face de la médaille qu'il considère. S'il considère la face "balance courante", il va prendre des mesures de rigueur qui peuvent aller jusqu'à contingenter les importations, contrôler les changes, limiter les allocations en devises aux touristes nationaux qui partent à l'étranger. L'imagination des technocrates est sans limite. Mais si le pays en question a besoin d'importer des biens d'équipement pour son développement, une telle politique résoudra peut-être la crise immédiate qui se caractérise par une pénurie de devises, mais elle sera un handicap de plus pour la croissance économique. Si maintenant le gouvernement considère la face "balance des mouvements de capitaux", il va s'interroger sur les raisons de l'insuffisance d'épargne nationale et sera incité à lui trouver des remèdes, par exemple dans le domaine de la fiscalité ou de la réglementation bancaire. C'est une tout autre politique qui sera engagée. »

Philippe Simonnot
[modifier]3 novembre


« Une éducation générale et étatisée n'est qu'un appareil à façonner les gens pour qu'ils soient exactement semblables entre eux ; et le moule utilisé est celui qui plaît aux pouvoirs prépondérants dans le gouvernement, que ce soit un monarque, un clergé, une aristocratie, ou la majorité de la génération en cours, et dans la mesure où l'appareil est efficace et où il est réussi, il établit un despotisme sur les esprits qui, par une pente naturelle, conduit à un despotisme sur les corps. »

John Stuart Mill
[modifier]4 novembre


« La propagande nationalo-étatiste décrit la santé et l’éducation comme des « biens sociaux », c’est-à-dire le contraire d’un simple bien de consommation ou, pour employer un terme encore plus dénigré, une « marchandise ». C’est ce qui justifierait la mainmise des bureaucrates sur ces secteurs, au profit de la collectivité tout entière. Comme lorsque les bureaucrates planifient les récoltes de patates, ce qui arrive en pratique est que les services de santé et d’éducation sont rationnés et qu’il faut se contenter de services moindres et de moins bonne qualité que ce que l’on souhaiterait obtenir. D’une réforme majeure à l’autre, ces secteurs sont presque constamment en crise. »

Martin Masse
[modifier]5 novembre


« Imposer de force l'égalité, c'est nier la nature humaine et léser absolument tout le monde, y compris ceux auxquels l'égalité était supposée bénéficier. »

Hans Sennholz
[modifier]6 novembre


« (Les libertariens) estiment que, depuis les années 1930, Franklin Roosevelt et son " New Deal ", l'Amérique n'est plus vraiment un pays capitaliste libéral, mais une sorte de social-démocratie. Ils affirment que si le système américain ne fonctionne plus pour la satisfaction et le bien être de tous et de chacun, ce n'est pas parce que le capitalisme est en crise, comme l'assurent nos marxistes et marxisants, c'est, au contraire, parce qu'il a été perverti, oublié, dénaturé. Ils assurent et ils tentent de prouver que le retour à la liberté la plus totale ne présenterait que des avantages. Et il est bien vrai que, vus de près, les Etats-Unis ont renié de longue date la pure doctrine libérale des premiers âges du capitalisme. Il est bien vrai qu'un nombre toujours plus grand d' "Agences" fédérales ou d'organismes locaux limitent les activités des individus comme des entreprises. Ils édictent des règles, imposent des restrictions au nom soit du respect de la concurrence, soit de la défense du consommateur, soit encore de critères d'hygiène, de sécurité, etc. Or, les néo-libéraux américains assurent que ces réglementations aboutissent exactement à l'inverse de leur propos. »

Maurice Roy
[modifier]7 novembre


« Il est toujours tentant pour n'importe quel groupe de pression d'user de la contrainte publique pour imposer aux autres ses propres goûts ou ses propres intérêts privés. Mais l'usage de la violence politique par un groupe de pression pour promouvoir sa propre morale montre on ne peut plus clairement que la morale qu'on cherche à imposer n'est pas aussi bonne qu'on le dit puisqu'il faut user de la violence pour que les gens l'adoptent. On ne conçoit pas qu'une morale puisse s'imposer par une procédure majoritaire. »

Bertrand Lemennicier
[modifier]8 novembre


« Seul un monde sans maître, un monde purement libertarien, peut correspondre aux exigences du droit naturel et de la loi naturelle et surtout, ce qui est plus important, aux conditions d’une éthique universelle pour tous les hommes. »

Murray Rothbard
[modifier]9 novembre


« Les hymnes à l'exportation ne sont que stupidité et mensonge. Ils supposent de n'avoir pas conscience de l'inanité de toute distinction entre commerce intérieur et international. »

Jacques Rueff
[modifier]10 novembre


« On peut et il faut réellement dire que le système de l’économie marche « tout seul ». Il en est ainsi parce que les agents adaptent leurs actes les uns aux autres, d’un bout à l’autre de l’océan de la grande société, et non pas aux décisions d’un agent planificateur central qui coordonnerait leurs actions. La coordination n’est pas réalisée centralement et par instructions hiérarchiques. Elle ne l’est pas non plus par le « conte de fées » d’une quelconque « harmonie préétablie », tant raillée par Marx et les marxistes. Elle l’est par les libres actions et décisions des agents, dès lors que ces actions sont guidées par le double système de communication du droit et des prix. Le système marche donc bien « tout seul ». Les pièces de l’échiquier se meuvent sans l’action visible d’une main visible, mais par la main invisible d’une information qui, bien que codée, suffit pour que l’acteur sache ce qu’il doit faire et ne pas faire s’il veut rester coordonné avec les autres agents. »

Philippe Nemo
[modifier]11 novembre


« Une société égalitariste ne peut espérer atteindre ses buts que par des méthodes de coercition totalitaires (...). La révolte égalitariste contre la réalité biologique, aussi significative soit-elle, n'est qu'une partie d'une révolte plus profonde, contre la structure ontologique de la réalité elle-même, contre l'organisation même de la nature, contre l'univers en tant que tel. Au coeur de la gauche égalitariste réside une croyance pathologique : que la réalité est sans structure, que le monde entier est une tabula rasa que l'on peut modifier à tout instant dans la direction souhaitée par le seul exercice de la volonté humaine - en bref, que la réalité peut être instantanément transformée par la simple volonté ou le simple caprice de l'être humain. »

Murray Rothbard
[modifier]12 novembre


« À partir du moment où vous admettez que l’État,– en tant que monopoleur territorial doté d’un pouvoir de taxation et apte à prendre les décisions ultimes,– est quelque chose de nécessaire, vous n’avez aucun moyen de limiter son pouvoir pour qu’il reste un État minimal. En présumant simplement que les dirigeants ont tendance à promouvoir leurs propres intérêts, on constate que tout État minimal a tendance à devenir un État maximal, nonobstant les dispositions constitutionnelles qui s’y opposent. Après tout, la constitution doit être interprétée, et elle l’est par une Cour suprême, c’est-à-dire par une branche du même gouvernement dont c’est dans l’intérêt d’élargir le pouvoir de l’État, et par le fait même son propre pouvoir. »

Hans-Hermann Hoppe
[modifier]13 novembre


« L'éthique comprend l'ensemble des règles, obligatoires ou non, qui doivent gouverner les relations interindividuelles. La philosophie politique forme le sous-ensemble de l'éthique qui définit les droits individuels, c'est-à-dire des règles obligatoires (i.e. à imposer par la force) dans les relations interindividuelles. Comme les libéraux, les anarcho-capitalistes insistent sur cette distinction entre le droit, qui dit les règles morales légitimement imposables par la force, et l'éthique, qui contient aussi des normes non obligatoires. »

Pierre Lemieux
[modifier]14 novembre


« Assumer ses choix et cesser de rejeter la responsabilité de ses actions sur les autres, voir l'aventure humaine avec optimisme, refuser de s'en remettre à des abstractions collectives, viser une amélioration constante à long terme plutôt qu'une perfection statique à court terme et être tolérant et accepter la diversité sont des attitudes psychologiques essentielles pour ceux qui souhaitent vivre l'idéal libertarien »

Martin Masse
[modifier]15 novembre


« (...) Read (...) propose en 1947 de récupérer le terme « libertarian » (et qui avait un sens voisin du français « libertaire »), en lui conférant une signification nouvelle, moins anarchisante et plus libre-marchéiste. Cela étant, ce terme a été récusé par nombre d'auteurs, y compris de premier plan (Hayek, Mises, Rand). Il semble donc que coexistent depuis deux sens différents du terme « libertarien », qu'il ne faut pas confondre : un sens pointu, équivalent à anarcho-capitalisme (Rothbard) ; un sens plus large, équivalent à libéralisme au sens européen (et conforme à ce que voulait Read). Certains iront même jusqu'à revendiquer le terme de « libéraux » pour leur propre compte, comme l'histoire des idées les y autorise. »

Alain Laurent
[modifier]16 novembre


« Les États-Unis contrôlent plus d’armes de destruction massive que n’importe qui ; ils n’ont pas hésité à utiliser des gaz contre leur propre population (à Waco) ; ils imposent des embargos économiques (contre Cuba ainsi que l’Irak) qui affectent particulièrement les populations civiles et qui, à cause de cela, ont traditionnellement été considérés comme des moyens particulièrement odieux de faire la guerre. Les États-Unis, incités en cela par les néoconservateurs et les fondamentalistes évangéliques, sont motivés par une ferveur quasi religieuse –et empreinte de suffisance –à concrétiser le vieux rêve wilsonien et à répandre la démocratie dans le monde. »

Hans-Hermann Hoppe
[modifier]17 novembre


« La compétition éliminera la distinction entre droit pénal et civil. C'est le changement le plus profond que l'on puisse attendre d'une privatisation de la justice comme de sa mise en compétition. On réparera les dommages sans faire de distinction entre l'acte volontaire ou involontaire. Car désormais c'est la victime qui demande réparation, ce n'est plus l'État ou la société, des entités fictives. »

Bertrand Lemennicier
[modifier]18 novembre


« Que les fonctionnaires, les retraités âgés, les chômeurs, etc., aient le droit de voter sur la manière dont ils doivent être payés sur la poche du reste, et qu'ainsi leur vote soit sollicité par la promesse d'être payés davantage, voilà qui n'est guère raisonnable. Il ne le serait pas non plus si les employés de l'Etat avaient voix au chapitre pour décider que soient adoptés les projets qu'eux-mêmes ont élaborés, ou si les personnes qui ont à exécuter les ordres de l'Assemblée gouvernementale avaient part aux décisions sur le contenu de ces ordres. »

Friedrich A. Hayek
[modifier]19 novembre


« L'Education Nationale se charge quand à elle de l'embrigadement des enfants. Cette structure tentaculaire est parfaite dans ce rôle. 99% des professeurs sont acquis corps et âme à la gauche la plus à gauche qui soit, et ils ont parfaitement conscience de leur place stratégique. Ils mettent donc la plus grande attention à diffuser des versions historiques remaniées, expurgées, triturées, afin que la vérité en cours au sein de l'Etat soit bien diffusée dans les générations suivantes. Si cette vérité venait à changer, le conditionnement reçu interdit toute lecture critique de la presse et les informations reçues sont automatiquement assimilées en lieu et place de l'ancienne vérité. »

Hervé Duray
[modifier]20 novembre


« Tous les droits qu'un être raisonnable peut ambitionner se trouvent renfermés dans ceux de la propriété. »

Mercier de la Rivière
[modifier]21 novembre


« Tout ce qu'il est permis de faire en cette rencontre, c'est de lui infliger les peines que la raison tranquille et la pure conscience dictent et ordonnent naturellement, peines proportionnées à sa faute et qui ne tendent qu'a réparer le dommage qui a été causé et qu'à empêcher qu'il n'en arrive un semblable à l'avenir. En effet ce sont les deux seules raisons qui peuvent rendre légitime le mal qu'on fait à un autre, et que nous appelons punition. (...) en un mot, chacun peut infliger à une personne qui a enfreint ces lois, des peines qui soient capables de produire en lui du repentir et lui inspirer une crainte, qui l'empêchent d'agir une autre fois de la même manière, et qui même fasse voir aux autres un exemple qui les détourne d'une conduite pareille à celle qui les lui a attirées. En cette occasion, donc, et sur ce fondement, chacun a le droit de punir les coupables, et d'exécuter les lois de la nature. »

John Locke
[modifier]22 novembre


« Comme on interdit à un employeur d'embaucher un enfant de moins de 16 ans, les élèves n'ont d'autre solution que de fuir l'école ou, s'ils sont contraints d'y aller par la force, de résister par la violence à un système scolaire qui les agresse. S'ils n'ont pas envie d'aller à l'école et que les employeurs légaux n'aient pas le droit de les embaucher, ils se tournent vers le marché noir et la délinquance. Que l'on supprime la scolarité obligatoire, que l'on autorise le travail des enfants en deçà de 16 ans, et ces maux disparaîtront comme par enchantement. (...) Nous avons le problème classique d'un législateur qui se substitue aux individus et aux familles en croyant savoir mieux qu'eux-mêmes ce qui est bon pour eux. Ils sont alors surpris de voir la réaction de ces jeunes. Quand on utilise la violence pour forcer quelqu'un à faire quelque chose qu'il n'a pas envie de faire, il ne faut pas s'étonner des conséquences que cela engendre. »

Bertrand Lemennicier
[modifier]23 novembre


« Aujourd'hui, les néoconservateurs américains prétendent défendre la « démocratie » et la « liberté » mais ont gardé cette tendance à vouloir l'imposer aux autres pays par la force. Le fait que les États-Unis doivent se transformer en empire pour atteindre cet idéal ne semble pas les déranger particulièrement. Ils valorisent les valeurs militaristes et croient que la liberté ne sera protégée que par un État fort. C'est tout le contraire de ce que croient les libertariens cohérents. Les néoconservateurs ne sont en fait que des trotskistes mutants qui ont plaqué leurs croyances étatistes et impérialistes sur un discours superficiellement « conservateur » dans le sens américain du terme, c'est-à-dire en faveur du libre marché et des valeurs traditionnelles. »

Le Québécois Libre
[modifier]24 novembre


« Le droit, tel que l’ont défini tant le droit romain que des penseurs comme Locke, est l’ensemble des règles qui fixent la frontière du mien et du tien et protègent le domaine propre de chacun. Ces règles sont prohibitives : elles disent ce que l’on ne doit pas faire si l’on ne veut pas entrer en conflit avec autrui ; elles interdisent à chaque agent d’empiéter sur le domaine propre d’autrui. »

Philippe Nemo
[modifier]25 novembre


« La société qui refuse d'accorder son estime à l'envieux n'est pas forcément injuste. Le législateur et la justice ne doivent pas partager le point de vue d'un éventuel envieux, mais être aveugles, ce que précisément l'envieux n'est pas. »

Helmut Schoeck
[modifier]26 novembre


« Si par "éthique", on veut parler d'une théorie complète de la normative du comportement, capable de décider en toute occasion du bien et du mal pour les actions d'une personne donnée, alors NON, le libéralisme n'a RIEN à voir avec une telle éthique, car il ne se prétend ni complet, ni applicable à tout contexte. Le libéralisme est une théorie du droit. (...) Le droit s'applique pour les interactions entre individus, mais ne dit rien sur ce que doivent faire les individus au sein de leur propriété. Il n'est pas une éthique complète. Il ne s'applique qu'aux arrangements mutuels pour établir et maintenir un état de civilisation pacifique. Il ne peut pas prendre en compte a priori les éléments sur lesquels chacun de nous agit, en dehors de tout arrangement et parfois contre des arrangements existants. Il ne s'applique donc pas directement à la prise de décisions individuelles dans le contexte de la connaissance qu'a chaque individu du monde dans lequel il agit. Il s'applique aux négociations entre individus à la lumière de l'information partageable par ces individus. Bref, le libéralisme n'a RIEN à voir avec l'éthique au sens strict. »

François-René Rideau
[modifier]27 novembre


« Le libéralisme a un fondement essentiellement moral. Est moral tout ce qui permet à l’homme d’agir selon sa nature et la nature humaine est caractérisée par la rationalité de l’être humain, par sa capacité à imaginer le futur, et les meilleurs moyens d’atteindre les objectifs qu’il poursuit. »

Pascal Salin
[modifier]28 novembre


« La Constitution des Etats-Unis est restée pratiquement inchangée et contient exactement les mêmes mots qu'au jour de sa rédaction ; pourtant, ces mots qui, autrefois, contraignaient les hommes politiques à faire preuve de modération et d'intégrité ont été transformés en pâte à modeler. Le gouvernement, qui ne pouvait autrefois ni lever d'impôts, ni engager de dépenses, ni imposer de lois, peut aujourd'hui faire tout ce que bon lui semble. L'exécutif dispose de tout le pouvoir nécessaire pour faire pratiquement tout ce qu'il désire. Le Congrès ne souffle mot, tel un naïf faire-valoir, exigeant seulement que les faveurs soient partagées. »

William Bonner et Addison Wiggin
[modifier]29 novembre


« L'égalitarisme n'est pas seulement une révolte contre la nature des choses, c'est une révolte contre l'essence de l'existence — et il traduit une haine de l'existence concrète, souvent associée à la haine de soi. »

François Guillaumat
[modifier]30 novembre


« C’est cette conviction que l'économie de marché est bonne moralement parce qu’elle seule peut nourrir les pauvres, qui sera à l’origine de l’idée d’ industrialisme, imaginée par Turgot et développée par Jean-Baptiste Say. La société recèle en son sein des trésors de richesses dormantes, qui seront réveillées si l’ économie est libérée de ses entraves. Alors non seulement les pauvres mangeront à leur faim, mais, parce qu’ils ne seront plus affamés, ils seront moins tentés de s’entretuer, soit à l’intérieur des frontières (sous la direction d’un Robespierre et de ses semblables) ou à l’extérieur (sous celle d’un Napoléon et de ses semblables). L’économie de marché nourrit et pacifie les hommes. Comment des chrétiens ne l’approuveraient-ils donc pas – dès lors du moins que, marchant sur les pas de la Révolution papale, ils ont décidé de mettre l’intelligence et la science au service de la charité ? »

Philippe Nemo